Après Mark Fisher et avec Boltanski et Esquerre, dans Mouvement

07 avril, 2017

Avec Ainhoa Jean-Calmettes, nous sommes allés demander à Luc Boltanski et Arnaud Esquerre si leur analyse du statut des travailleurs de la culture devait nous faire revendiquer des meilleurs salaires auprès de l'Etat ou avancer vers l'auto-organisation. Ils nous ont dit que la réponse ne leur appartenait pas, mais cela valait quand même le coup de poser la question.

"Pour nous, comme pour les autres travailleurs de la culture, poser les questions que nous abordons en termes politiques, c'est notamment se demander : "qu'est-ce qu'on est prêt à sacrifier pour un autre fonctionnement ?". En termes de salaire, de sécurité, de reconnaissance, d'exigence intellectuelle et artistique, etc. Le problème est le même depuis le XVIIIe ou le XIXe siècle : "qu'est-ce qui rend possible l'autonomie ?". Dans le passé, la réponse a été donnée en termes de coordination de l'action, par exemple pour limiter la concurrence ou pour créer des caisses de solidarité, etc." 

Dans le même numéro, je parle de la disparition en janvier dernier de Mark Fisher, blogger, écrivain et enseignant-chercheur, et du rapport à la musique et à la politique qu'il nous a enseigné (il n'avait pas de problème avec les postures d'autorité, à différencier des postures autoritaires) :

"Enseignant à Londres, clairement inspiré par un marxiste esthète comme Fredric Jameson, Mark Fisher se passionait pour la musique de Burial, de Mordant Music ou The CaretakerIl était l'animateur d'une discussion décloisonnée, à travers son blog k-punk, le forum Dissensus et la maison d'édition Zero Books. Pour lui, les conséquences du néolibéralisme étaient devenues directement audibles dans la musique (...)"

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